Archive pour février, 2011

février 27, 2011

Le projet Icare victime de la lourdeur des douanes

Article paru dans La Liberté du mardi 22 février. A télécharger ici

Victime d’incessantes tracasseries administratives et douanières, le projet Icare, parti à la découverte des économies durables de la planète, a pris de gros retards en Amérique du Sud.

février 21, 2011

Icare rebrousse chemin en Amérique du Sud et prépare sa dernière étape en Turquie

L’expédition suisse, humaine et technologique, fait demi-tour au km 300 de la Panaméricaine Sud au Pérou. Les soucis administratifs et logistiques auront vaincu l’utopie éolio-solaire lors de la traversée du Grand Sud. En mai 2010, nous avions pris le pari de partir en solitaire, avec seulement 25 litres d’eau potable, une tente, une trousse à outils, un rayon de soleil et un enthousiasme immodéré pour affronter les routes du monde. Un pari qui trouve ses limites 10’000 km plus tard aux administrations.

février 17, 2011

Guayaquil – Lima, deux mois de route en voiture solaire

Découvrez le carnet de route du projet Icare, la petite voiture solaire suisse entre l’Equateur et le Pérou. Deux mois de route et de rencontres racontés en vidéo. Les douanes, deux ministres équatorien et péruvien, et nos premiers tours de roues solaires au sud.

février 11, 2011

Le prix à payer est celui du temps qui passe (ou le récit non nuancé de l’importation de nouvelles batteries au Pérou)

Corruption et pots de vins. Ces mots collent à la peau de l’Amérique du Sud. Pourtant, ils ne correspondent aucunement à nos aventures, puisque, malgré les nombreux blocages subis, aucun dollar n’a été dépensé sous la table. Le prix à payer est ailleurs : il se trouve dans la lenteur et la complexité étourdissante des administrations.

En Amérique du Sud, la souffrance vient du temps qui passe. C’est la punition de l’ambition, le prix de l’audace et la réponse de l’impuissant. Alors, il faut compter ses ressources en heures et en jours et adopter ce regard vide de l’attente sans fin. Pour ne pas perdre espoir, il faut voir loin, très loin, dans des pays qui ne connaissent pourtant que le présent.

Je regarde rapidement derrière l’épaule et suis effrayé par le chemin réalisé ces 11 derniers jours.  Effrayé surtout de constater les forces qui retiennent un pays d’avancer. Effrayé de réaliser que cette fenêtre ouverte ici est le quotidien de bien d’autres. Effrayé de passer près de cent heures à remplir des papiers et négocier sans fin avec des agents de douane méprisants. Ironiquement, j’ai l’envie de dire, tenir le siège pour épuiser l’adversaire. Car ses armes sont puissantes et invincibles et elles portent un nom : administration! Pour un modeste colis de 10kg (contenant des éléments Lithium, un chargeur de batteries et un tube en aluminium), il aura fallu l’implication de trois administrations, dix guichets différents et environ 100 formulaires A4.

Si l’on fait le compte dans l’autre sens, on sera abasourdi par ce qu’aura coûté aux autorités péruviennes mon bref passage : dix fonctionnaires aux guichets durant une heure chacun, trente contrôles sécurisés, des dizaines de téléphones, des agents de polices sécurisant les bâtiments, des ordinateurs, de l’électricité, des bâtiments, du papier, des imprimantes, de l’archivage, des parkings et des infrastructures.

Les agents de douanes attendent leur tour et refont le monde

Ce grand total converti, c’est probablement  100 – 150 heures de fonctionnariat et certainement au moins 1000 dollars que le Pérou aura payé à mon égard pour sa folie du contrôle systématique. Mais Adam Smith caresse de sa main invisible ce genre de gâchis et les centaines de malheureux dans mon cas s’épuisant devant les guichets génèrent par leurs besoins une véritable « économie de la douane ». Aux abords de l’enceinte naissent des restaurants, banques, agents de douanes privés et chauffeurs de taxis qui profitent de l’aubaine et travaillent à l’année. Ce sont de véritables centres commerciaux spécialisés en tracasseries douanières. Par la folie administrative nait un marché parallèle, comme une provocation que personne ne conteste, préférant à la protestation la résignation et ce regard tellement vide qui caractérise le Sud.

L'avant dernier rempart: payer les taxes à la banque. L'administration exige un virement et non un paiement. La file témoigne de l'efficacité du système

Ce n’est finalement pas la conformité avec les exigences administrative qui aura libéré le colis tant espéré, mais bien mon terrorisme psychologique exercé sur la caissière de FedEx au bord des larmes. Des forces animalières ou génétiques, que sais-je, me sont parvenues instinctivement et mes « Ahora » (maintenant) hurlés à tout rompre, accompagnés de frénétiques frappes du poing sur le guichet auront brisé cette dernière résistance veine et ouvert les portes de la liberté retrouvée. Mes nouvelles batteries sous le bras, dans deux jours, je reprends la route.

 


février 9, 2011

Un mouvement de contestation légitime

Article publié dans La Liberté du 7 février 2011. A télécharger ici.

Deux discours antagonistes ressortent à l’écoute des personnalités politiques en Amérique du Sud. Le premier, conciliant, idolâtre l’Occident et cherche à lui ressembler en demandant des faveurs financières ou technologiques d’aide au développement. Le second, accusateur, reproche ses propres maux au Nord et exige des réparations. Cette deuxième vision s’accompagne parfois d’une déresponsabilisation des dirigeants du Sud face à la misère de leurs propres pays. A l’image de l’Equateur, qui aura durant des années subventionné son essence (30 centimes/litre) au détriment de son éducation supérieure.

Ce second mode de pensée a toutefois le mérite de poser les vraies questions. Qui compense les dégâts environnementaux et ses conséquences en chaîne sur le développement humain ? Qui en est responsable: le consommateur occidental, l’entreprise pétrolière, le gouvernement importateur de ressources ou le pays producteur ?

En outre se pose la question de la responsabilité intergénérationnelle, puisque, les enfants des pollueurs occidentaux devront certainement payer un jour les réparations des dégâts commis par leurs parents et grands-parents. Un peu comme dans l’affaire des fonds juifs.

En ce sens, le projet Yasuni-ITT est cohérent. Mais il est surtout nouveau par son ton et sa détermination. Accepter ce projet et le finan- cer ouvriraient une brèche dans la politique internationale pour d’autres réclamations. Le refuser permettrait tout au plus de gagner du temps face à ce mouvement de contestation légitime et grandissant.

 

février 9, 2011

Yasuni-ITT, Le chantage écologique

Article publié dans La Liberté du 7 février 2011. A télécharger ici.

L’Equateur est prêt à renoncer à exploiter 20% de son pétrole dans le parc naturel Yasuni pour préserver sa biodiversité. Condition: que l’ONU rachète « symboliquement » le pétrole.  Une initiative à double tranchant.

février 4, 2011

Le projet Icare reçu au Ministère péruvien de l’environnement

Nous avons été accueillis par le Ministre de l’environnement, Monsieur Antonio Brack Egg au milieu d’une foule dense de médias. Les questions légitimes des journalistes soulevaient un doute universel: ” C’est pour quand la voiture électrique depuis le temps qu’on nous l’a promet !”. Le ministre nous a ensuite reçu chaleureusement et nous avons pu échanger quelques propos sur sa politique environnementale.

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